En rayon en novembre 2015

La Disparue de Saint-Sauveur - Gilbert Bordes

Quatre heures du matin à Saint-Sauveur. Comme chaque jour, Jean Baltoret se lève pour aller préparer les dorés, ces brioches qui ont fait sa fortune. Dans la réserve, un bruit : c'est Anaïs, sa petite-fille de dix-huit ans. Elle titube, elle est saoule, une fois de plus. Jean et sa femme, Valérie, l'ont élevée après la disparition de sa mère, Marie, quelques jours après sa naissance. Une adolescente agréable, apparemment sans problèmes, jusqu'à une date récente.
Que s'est-il passé pour qu'elle se mette dans de tels états, refuse d'aller en cours, ait de mauvaises fréquentations et fuie ses meilleurs amis, dont Jérémie, qui est amoureux d'elle ? L'inquiétude des grands-parents est d'autant plus grande que Jean reçoit des lettres de menaces. Mais ils ignorent qu'un inconnu a mis la jeune fille sur les traces de sa mère... Du nord de la France à Aix-en-Provence, l'enquête sur la disparition de Marie est relancée.
Anaïs aura-t-elle la force de connaître la vérité sur ce passé qui est aussi le sien ?

Le Sixième sommeil - Bernard Werber

PHASE 1 : ASSOUPISSEMENT.
PHASE 2 : SOMMEIL LEGER.
PHASE 3 : SOMMEIL LENT.
PHASE 4 : SOMMEIL TRES PROFOND.
PHASE 5 : SOMMEIL PARADOXAL.
PHASE 6 : LE SIXIEME SOMMEIL - CELUI DE TOUS LES POSSIBLES 




Le Voleur de brosses à dents - Eglantine Eméyé

Eglantine est une maman connue, qui anime des émissions de télévision ; Samy, lui, est un petit garçon âgé aujourd'hui de dix ans qui ne parle pas, marche avec difficulté et ne communique pratiquement pas. Victime tout bébé d'AVC, il est atteint d'autisme et d'épilepsie, ainsi que de plusieurs autres maladies que sa maman a eu énormément de mal à accepter. Le Voleur de brosses à dents, c'est avant tout le récit de leur histoire d'amour.
Une histoire d'amour dans laquelle il y a aussi un grand frère qui "va bien" mais pour qui rien n'est simple, une grande famille, des grands-parents très présents, des amis, et d'autres familles tout aussi démunies face au handicap. Pour Samy, parce que la société, frileuse, peureuse, mal adaptée, n'offre pas de place à ces enfants qui ne rentrent dans aucune "case", laissant leur entourage livré à lui-même dans un immense désarroi et face à une solitude et des difficultés insurmontables, Eglantine déplace des montagnes, chaque jour, depuis dix ans.
Elle a même fondé une association, créé une école, réalisé un documentaire... Récit intime d'une jeune femme, d'une jeune mère confrontée au quotidien du handicap, mais aussi témoignage sans fard sur un fait de société qu'on occulte alors qu'il concerne des milliers de familles, ce livre raconte son combat. A son image : pugnace et lumineux même dans les moments les plus noirs, d'une émotion qui serre la gorge mais aussi drôle, voire cocasse, et irradié à chaque page d'une générosité contagieuse.
"Parce que la vie dans le handicap est douloureuse et difficile, mais que les personnes concernées sont comme vous et moi, et savent encore rire, s'amuser, et qu'elles en ont tellement besoin ! Parce que montrer ces vies, c'est tout montrer et pas seulement ce qui fait pleurer. Parce que trop de gens pensent que nous sommes tristes, tout le temps." 

Le Train des orphelins - Christina Baker Kline

Maine, de nos jours. Mollie, métisse indienne et gothique de 17 ans, est au bord de l'implosion : son énième famille d'accueil semble prête à la jeter dehors, elle risque la maison de correction pour avoir volé un exemplaire de Jane Eyre à la bibliothèque, et sa majorité approche à grands pas, et avec elle une indépendance aussi redoutée qu'espérée. Grâce à son petit ami Jack, la jeune fille réussit à trouver une solution pas trop désagréable pour effectuer cinquante heures de travail d'intérêt général en rangeant le grenier d'une vieille dame de quatre-vingt-onze ans, Vivian Duly, veuve d'un riche entrepreneur.
Mais dans ces cartons, c'est toute l'histoire de Vivian qui est consignée : son enfance en Irlande, aînée d'une famille nombreuse ; leur arrivée à New York, en 1927 ; la mort des siens dans un terrible incendie ; son départ pour le Midwest, dans un train débordant d'orphelins ; les premières familles d'accueil qui la réduisent en esclavage ; son amour pour Dutchy, un garçon des rues d'origine allemande, l'homme de sa vie, et les douloureux secrets qui entourent cette passion...
Bientôt, les deux femmes s'apprivoisent et ce qui devait être une corvée pour l'une et un bon geste pour l'autre se transforme en une formidable union qui apportera à chacune bien plus que ce qu'elles n'auraient jamais espéré.

La Maison au bout du monde - Ake Edwardson

Erik Winter a frôlé la mort. Il a failli se noyer au fond d'une piscine de la Costa del Sol et souffre toujours d'un violent acouphène. Après deux ans de repos, il a laissé sa famille en Espagne pour reprendre son travail en Suède, mais le retour est pénible. Dans une ville paralysée par le froid, Winter est chargé d'une affaire complexe : le meurtre d'une femme et de ses deux enfants dans leur maison d'une ban- lieue résidentielle.
Un nourrisson est retrouvé envie, mais mal en point. Pourquoi personne n'a-t-il donné l'alarme ? Et pourquoi le bébé a-t-il été épargné ?


Un Dimanche soir en Alaska - Don Rearden

Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l'Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants. Bientôt, le littoral cédera, la baie l'engloutira. En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre – cette terre où plane l'esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires… Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik… Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit « l'Embrouille », Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres – tous sentent pourtant que Salmon Bay n'a pas dit son dernier mot. Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ…

La Petite femelle - Philippe Jaenada

Qui se souvient de Pauline Dubuisson ? Elle fut célèbre dans les années 1950 pour avoir assassiné son amant et son procès très médiatisé inspira, entre autres, Georges Clouzot qui, dans La Vérité, offrit à Brigitte Bardot un de ses plus beaux rôles. Une des répliques de ce film ("Je suis une petite femelle et il faut me laisser faire ce que j'ai envie") donne d'ailleurs son titre au roman de Philippe Jaenada.
Qui est donc cette Pauline Dubuisson dont la France entière réclame la tête en ce mois d'octobre 1953 ? Une femme froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui, jeune fille, a couché avec les Allemands et a été tondue à la Libération ? Qui, plus tard, a usé de ses charmes pour voler les vieux messieurs ? Et qui, enfin, ivre de jalousie, a tué de sang-froid un jeune homme de bonne famille ? Ou est-ce, bien au contraire, une jeune femme libre dans sa tête et dans son corps que les circonstances et les soubresauts de l'Histoire ont broyée sans pitié ? Une aventurière qui revendique son émancipation et interroge avant l'heure la place des femmes dans une société haineuse ? Que Pauline soit coupable, Philippe Jaenada n'en disconvient pas, mais il cherche à comprendre pourquoi personne n'a jamais voulu écouter ce que Pauline avait à dire, elle qui, durant tout cette horrible affaire, n'a jamais menti.
Ce roman est le récit de la quête interminable, quasi obsessionnelle, que Philippe Jaenada a menée pour révéler la vérité la plus intime de cette femme. Mais il retrace aussi la manière dont ce travail exténuant a modifié sa propre vie. Il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Chez Philippe Jaenada, l'oeuvre est indissociable de la vie de l'écrivain, comme la truite est indissociable de la rivière.
C'est le propre des véritables artistes. Et cerise sur le gâteau, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Philippe Jaenada est toujours aussi drôle. 

Peindre, pêcher et laisser mourir - Peter Heller

Peintre en vogue, pêcheur ardent, philosophe artisanal, Jim Stegner tombe dans un engrenage fatal le jour où, témoin accidentel, il prend la défense d'une petite jument maltraitée. C'est qu'il est un poil sanguin, ce père orphelin, en quête d'une sérénité à jamais perdue avec sa fille violemment arrachée à la vie, son mariage pulvérisé, son rapport au monde passablement conflictuel. Pour ne rien arranger, l'homme est profondément allergique à l'injustice, et dangereusement réactif à la violence.
Pourtant, au large de la petite ville de Paonia, Colorado, concentré sur une discipline et une sobriété appliquées, c'est dans l'exercice de son art que le peintre tente de tout canaliser : la douleur, la colère, la peur même. Et voilà que, du jour au lendemain, son quotidien vire à la course poursuite permanente : Jim devient la proie mouvante - et la terreur numéro un - d'une bande de solides ordures qui ne plaisantent pas avec la vengeance.
Mélange explosif de virilité tendue et de lyrisme écolo, d'humour noir et de métaphysique maison, d'action haletante et de poésie contemplative, Peindre, pêcher et laisser mourir raconte avec maestria les dérapages incontrôlables de la vie, le pied sur l'accélérateur et l'oeil sur la beauté des paysages.







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